Bernard Blier (acteur)

Bernard Blier (acteur)
Un grand acteur de l'epoque.

Bernard Blier est né à Buenos Aires, en Argentine, le 11/1/1916
Il fut l'un des acteurs favoris de Michel Audiard, et utilisait à merveille ses dialogues.

D'un général comique, Blier trouve souvent sa place dans les roles d'un mafieu foireux, d'un policier severe, ou d'un patron modele. Toujours ours avec les autres, il sait faire peur et sait etre ridicule à la fois, mais il est souvent comique dans ses dialogues et son comportement. Ses reflexions sont recherchées, et font sourire.

Il joue à merveille le role de Raoul Volfoni, dans les "Tontons Flingueurs"... dans le role d'un gangster mauvais mais presque innoffensif devant Lino Ventura, qui adore le victimiser.
" Non mais t'a deja vu ca... en plein paix, il chante et pis crac un bouffe pif. Mais il est completement fou ce mec... Mais moi les dingues j'les soigne... on va lui faire une ordonnance, et une severe... jvais lui montrer qui c'est Raoul... aux quatre coins de Paris qu'on va le rtrouver eparpillé par petits bouts, façon puzzle... moi quand on en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperce, j'ventile"

Dans "le grand blond avec une chaussure noire"... Pensant que Pierre Richard est un espion renommé, Blier decide de faire installer des micros dans son appartement. Ce dernier passant aux toilettes et ne tirant pas la chasse d'eau, Blier s'inquiete : " Il est tres fort", " Mais pourquoi ne tire t'il pas la chasse d'eau ?"

Dans "les Barbouzes", c'est un vrai régal, que de le voir en espion deguisé en curé de campagne.

Dans "un idiot à Paris" , il joue aussi le role d'un chef d'entreprise severe mais qui sait jouer les faux cul avec Jean Lefebvre.

Il joue le role d'un grand chef d'entreprise dans "le Distrait", et impatient de voir quels sont les talents de publicitaire de Pierre Richard, il se retrouve envahi par un jeune homme d'une distraction impressionnante.

Bernard Blier est décédé d'un cancer à St Cloud, le 29/3/1989.

Les films à voir :

- 1958 : Archimede le Clochard : Mr Pichon, patron de café
- 1958 : Les Misérables : Javert
- 1961 : La Cave se Rebiffe : Charles Lepicard
- 1963 : Les Tontons Flingueurs : Raoul Volfoni
- 1964 : Cent Milles Dollars au soleil : Mitch Mitch
- 1964 : Les Barbouzes : l'espion Eusebio Carafelli
- 1966 : Du Mou dans la Gachette : Nicolas Pappas
- 1966 : Le Grand Restaurant : commissaire divisionnaire
- 1967 : Un idiot à Paris : Mr Dessertine
- 1968 : Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages : Charles
- 1970 : Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas... mais elle cause : Liethard
- 1970 : Le Distrait : Guiton
- 1971 : Jo : Inspecteur Ducros
- 1972 : Elle cause plus, elle flingue : Commissaire Camille Bistingo
- 1972 : Le Grand Blond avec une chaussure noire : Milan
- 1973 : Je sais rien, mais je dirai tout : Gastié-Leroy ( grand patron, s'en prend plein la tronche )
- 1975 : C'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule : Fano
- 1979 : Buffet Froid : Inspecteur Morvandieu

Des films à voir et à revoir
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# Posté le mercredi 28 février 2007 20:35

Jean Lefebvre (acteur)

Jean Lefebvre (acteur)
Jean Lefebvre est né le 3/10/1922 à Valenciennes (59).
Ayant débuté ses etudes de medecine dans sa jeunesse, il devient acteur apres la 2nde guerre mondiale.

Comme disait Lino Ventura : "Sa gueule de cocker, ses paupières tombantes à la Droopy", feront de lui un acteur victimisé, distrait, et aussi un parfait comique.
Il passera la premiere fois devant la camera, dans "Bouquet de joie", en 1952.
S'en suit une liste de 140 films.

Il joue à merveille, le frere de Raoul Volfoni, dans les "Tontons Flingueurs" , les dialogues d'Audiard s'adaptent facilement à son personnage :
" Vous avez beau dire, ya pas seulement que dla pomme, ya aut' chose... ce srait pas des fois dla betterave ? Hein ?"

Il est le 7e gendarme de St Tropez... il aura joué 4 fois dans ce film, le role du petit gendarme. "

Sans oublier bien sur, son role important, dans la trilogie : "La 7e Compagnie"
Et ses repliques tant connues : "J'ai glissé chef", " si jconnaissais le con qu'a fait sauter le pont". Ou bien le role du campagnard paumé dans Paris, dans "Un idiot à Paris" : " Vert, je passe pas, Rouge, je passe".
Il sait aussi incarner le pauvre homme, qui a vu mourrir sa femme, et qui croit que celle ci a été réincarnée en vache. " Tendrement vache" est un film à voir absolument.
Ou le vacancier devenu sorcier en rentrant chez lui, dans " Ils sont fous ces sorciers".

Jean Lefebvre est décédé d'un arret du coeur, le 8/7/2004 à Marrakech, au Maroc

Des films conseillés :
- 1961 : La belle americaine : Chougnasse, chef comptable
- 1962 : Le gentleman d'Epson : Charly
- 1963 : Les Tontons Flingueurs : Paul Volfoni
- 1964 : Faites sauter la banque : le contremaitre
- 1964 : Le gendarme de St Tropez : Fougasse
- 1965 : Le gendarme de New York : //
- 1966 : Du mou dans la gachette : Léon Dubois
- 1966 : Ne nous fachons pas : Léonard Michalon
- 1967 : Un idiot à Paris : Goubi
- 1968 : Le gendarme se marie : Fougasse
- 1970 : Le gendarme en balade : //
- 1970 : Au théatre ce soir : Cash Cash : Murdoch Cooper
- 1973 : La valise : le bagagiste
- 1973 : Le solitaire : un gardien
- 1973 : le magnifique : l'electricien
- 1973 : Mais où est donc passée la 7e compagnie : Pitivier
- 1975 : C'est pas parce qu'on n'a rien a dire, qu'il faut fermer sa gueuler : Riton
- 1975 : On a retrouvé la 7e compagnie : Pitivier
- 1977 : La 7e compagnie au clair de lune : //
- 1978 : Ils sont fous ces sorciers : Julien Picard
- 1979 : Tendrement vache : Henri Duchemin
- 1982 : On n'est pas sorti de l'auberge : Felix
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# Posté le mercredi 28 février 2007 21:13

Un singe en Hiver (1962)

Un Gabin culte.

un film d'Henri Verneuil

Acteurs principaux :
- Jean Gabin : Albert Quentin
- Jean Paul Belmondo : Gabriel Fouquet
- Suzanne Flon : Suzanne Quentin
- Noel Roquevert : Landru
- Paul Frankeur : le barman

Dans le village de Tigreville, pendant l'occupation allemande, l'ancien quartier-maître du corps expéditionnaire d'Extrême-Orient, Albert Quentin, regrettant l'ancien temps, se met à boire pour passer du bon temps. Voyant que sa femme Suzanne est appeurée par son comportement, celui ci lui jure qu'à la fin de la guerre, il ne touchera plus à un seul verre d'alcool.
La guerre étant finie, la famille Quentin a pu réouvrir l'hotel familial, et reprend un vie saine et heureuse.
Cependant, l'arrivée d'un nouveau client, Gabriel Fouquet, va mettre en peril le calme dans la maison. Gabriel, meurtri par un chagrin d'amour, et de retour d'Espagne, s'en va se saouler dans le bar d'en face.
Albert sympathise rapidement avec lui, et cela inquiete Suzanne, qui prend peur qu'il ne retombe lui aussi dans l'alcool... ...

Un film d'une beauté rarissime... et couplée par les dialogues de Michel Audiard :

"Ah! Nous y voilà. Ma bonne Suzanne tu viens de commettre ton premier faux pas. Y'a des femmes qui révèlent à leur mari toute une vie d'infidélité, mais toi, tu viens de m'avouer quinze années de soupçon. C'est pire." (Jean Gabin)

-Ton client là, Fouquet. Ton espagnol. Douze verres cassés ça te dis rien? (Paul Frankeur)
- Monsieur. Primo, voila quinze ans que je vous interdis de me parler. deuxio, si vous ne vouliez pas qu'il boive, c'est simple, vous n'aviez qu'a pas le servir. ( Jean Gabin )
- Alors là monsieur, je vous retorque que, primo, je l'ai viré. deuxio, les ivrognes y'en a assez dans le pays sans que vous les fassiez venir de Paris.
- Un ivrogne?
- Ah ben oui ! Un peu ! Même le père Bardasse qui boit quatorze pastis par jour n'en revenait pas !
- Ah parce que tu mélanges tout ça, toi ! Mon espagnol, comme tu dis, et le père Bardasse. Les Grands Ducs et les bois-sans-soif.
- Les grands ducs?!
- Oui monsieur, les princes de la cuite, les seigneurs, ceux avec qui tu buvais le coup dans le temps et qu'on toujours fait verre à part. Dis-toi bien que tes clients et toi, ils vous laissent à vos putasseries, les seigneurs. Ils sont à cent mille verres de vous. Eux, ils tutoient les anges !
- Excuse-moi mais nous autres, on est encore capable de tenir le litre sans se prendre pour Dieu le Père.
- Mais c'est bien ce que je vous reproche. Vous avez le vin petit et la cuite mesquine. Dans le fond vous méritez pas de boire. Tu t'demandes pourquoi y picole l'espagnol ? C'est pour essayer d'oublier des pignoufs comme vous.


- Dis-toi bien qu'si quelque chose devait m'manquer, ce serait plus l'vin, ce serait l'ivresse...(Jean Gabin)

- Si la connerie n'est pas remboursée par les assurances sociales, vous finirez sur la paille. (J.P Belmondo)

A voir : Gabin et Belmondo...Le village s'en souviendra longtemps.
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# Posté le jeudi 01 mars 2007 12:37

Modifié le lundi 17 septembre 2007 18:37

Cent mille dollars au soleil (1963)

Une longue course poursuite entre deux camionneurs, dans le Sahara Marocain.

Film franco-italien, réalisé par Henri Verneuil
Scénario de Henri Verneuil, Michel Audiard et Marcel Jullian
D'après Claude Veillot (Nous n'irons pas au Nigéria)
Dialogues de Michel Audiard
Musique de Georges Deleru

Acteurs :
- Lino Ventura : Hervé Mareck, dit "Plouc"
- Jean Paul Belmondo : Rocco
- Reginald Kernan : John Steiner/Peter Frocht
- Bernard Blier : Mitch Mitch
- Gert Frobe : Castigliano, dit "la betterave"

Au milieu du Maroc, une entreprise de transport routier, a pour devoir de transporter une cargaison de valeur à lautre bout du pays. Le patron Castigliano, qui dirige l'entreprise avec severité, engage John Steiner, un americain, comme chauffeur du camion : un magnifique camion qui attise la convoitise des autres chauffeurs de l'entreprise.
Rocco, réussit à tromper Steiner, et s'empare du camion, et veut se garder le prix de la fameuse cargaison. Son vieil ami, Plouc, se lance alors à sa poursuite.

Un films typique d'Audiard, avec un Lino Ventura bagarreur, et un Blier aux reflexions douteuses. Belmondo est avide de gagner 100 milles dollars.

- Le Plouc : "T'as une barre de remorquage ?"
- Mitch-Mitch : "J'ai tout c'qui faut ! Toujours ! Quand tu roules devant moi, j'ai même un moteur de r'change ! T'arriveras plus à m'surprendre. Enfin, c'coup la, on aura pas à creuser. C'est déja ça ! J'aime quand même mieux qu't'opère en surface, parce que partis comme on étaient l'autre coup, fallait appeler les spéléologues !"
- Saïd : "Appeler les quoi ?"
- Le Plouc : "Non ! C'est rien. Laisse ! C'qui faut avec lui, c'est attendre qu'il s'épuise. Et surtout pas moufter. Si jamais t'as l'malheur de dire un mot, un seul, c'est comme si tu mettais deux tunes dans l'bastringue, ça s'arrête plus..."



-Et son mari n'a rien dit ?
-Non... tu sais, quand les types de 130K disent certaines choses, ceux de 60K les écoutent.


Le pauvre Plouc n'est pas arrivé au bout de ses peines... des routes sinueuses, des fuites d'huile, des bagarres... bref que du bonheur
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# Posté le jeudi 01 mars 2007 20:32

Modifié le lundi 17 septembre 2007 18:24

The Shadows

The Shadows
Groupe pionnier du debut des 60's.
ce groupe est resté pendant 6 ans (1960-1968) au top 10 au Royaume Unis, et sans doute un peu partout en Europe.
Hank Marvin et Bruce Welch ont été designés comme " guitaristes du siecle" en 2000.
Il faut ecouter Tony Meehan a la batterie dans "Little B".

Ils ont réussi a detroner Elvis Presley en 1962, non c'est pas des betises.
Seuls les Beatles ont su les detroner.

Composition the Railroders (1957) :
- Hank Marvin : guitare
- Bruce Welch : guitare rythmique
- Georges Williams : basse et chant,
- Eddy Silver

Les Railroders... c'est le premier speudonyme du groupe de Marvin et de Welch, durant l'année 1957. Ils composent leurs premiers tubes en compagnie de leurs camarades Georges Williams et Eddy Silver.
Mais le groupe ne trouvera pas le succes voulu, ils changent alors de groupe et se renomment les Fives Chesternuts

Composition : The Five Chesternuts (1958) :
- Hank Marvin : guitare
- Bruce Welch : guitare rythmique
- Peter Chester : batterie
- Gerry Hurst : chant
- Kneil Jonhson : basse

Puis ils s'engagent parmi les Drifters, avec Cliff Richard.
Compositeurs hors norme, ils aideront Cliff à devenir l'un des rockeurs les plus populaires, durant la fin des années 50. C'est à cette epoque de Jet Harris, puis Tony Meehan les rejoignent. Jet Harris lance la premiere basse electrique dans les groupes de rocks... et remplace facilement la contrebasse, frequente dans les groupes de l'epoque.

Composition : The Drifters (1958) puis the Shadows (1958-2000) :

- Cliff Richard : chant (1958-1962)
- Jet Harris : basse (1958-1962)
- Hank Marvin : guitare (1957-2000)
- Bruce Welch : guitare rythmique (1957-2000)
- Tony Meehan : batterie (1958-1961)

remplacant :
-Brian Bennett : batterie ==> ancien membre des Wildcats (1958-2000)
-Brian Licorice LOCKING ==> basse (1962)
-John Rostill : basse (1962-1970)
-John Farrar : basse (1970-1975)
-Alan HAWKSHAW : clavier (1969)
-Dave RICHMOND : clavier (1970-1975)
-Alan Jones (1975-1986)
-Cliff Hall (1973-1986)

Mais ils sont contraints de changer de nom, car leur nom ressemble beaucoup à celui d'un groupe americain... ils deviennent alors the Shadows.

En 1961, sort leur EP : "Apache", titre fort connu qui restera n°1 des tubes durant l'année 1960. Puis c'est au tour des titres : "Ton Tiki", "Wonderful Land", "Dance on". "FBI" passera en 2e place en 1961. Leru succes est impressionnant en Europe et aux USA.

Tony Meehan quitte le groupe en octobre 1961, et est remplacé par Brian Benett. Mais celui ci sera rapidement remplacé par Locking.
Marvin devient alors l'un des plus grands guitaristes de l'histoire.
En tout, c'est pres de 30 titres qui vont se succeder dans le top du classement musical des années 60. Jusqu'en 1968, tous leurs albums vont se suivre dans le top 5 au Royaume Uni.
En 1962, leur renommée depasse celle d'Elvis Presley, grace à la presence de Cliff Richard. Mais ce succes sera ralenti par l'arrivée des Beatles en angleterre.
( a écouter : "Little B", et son magnifique solo de batterie de 7 minutes )

A partir de 1968, afin de s'adapter au style musical de l'epoque, ils se font accompagner d'un clavier. Le succes se fait rare cependant. Le groupe decide de se séparer.

Hank Marvin se lie alors avec Cliff Richard, puis avec John Farrar et Welch et sortent un disque en trio. Celui ci arrivera au top2 du classement de l'année 1970.
Le groupe se reforme en 1973.
En 1976, sort dans les bacs leur premiere compilation... ce disque finira N°1 du classement, avec plus d'un million d'albums vendus.
C'est à cette epoque que leurs bassistes vont se desister, et defiler les uns apres les autres, jusqu'à l'arrivée de Mark GRIFFITHS en 1986.

En fin 1990, le groupe finit par se séparer.
Hank Marvin continue en solo, et sortira 8 albums entre 1990 et 2000.

Mais c'est en 2000 que les membres : Brian BENNETT, Cliff HALL, Warren BENNETT, Hank MARVIN, Bruce WELCH decident de se regrouper. a suivre...

Tony Meehan est mort en 2005.

Albums :
- 1961 : The Shadows
- 1962 : Out of The Shadows
- 1964 : Dance With The Shadows
- 1965 : The Sound of The Shadows
- 1966 : Shadow Music
- 1967 : Jigsaw
- 1968 : Established '58
- 1970 : Shades of Rock
- 1974 : Rockin' With Curly Leads
- 1975 : Specs Appeal
- 1977 : Tasty
- 1978 : Thank You Very Much
- 1980 : Change of Address
- 1981 : Hits Right Up Your Street
- 1982 : Life In The Jungle/Live At Abbey Road
- 1983 : XXV
- 1984 : Guardian Angel
- 1986 : Moonlight Shadow
- 1987 : Simply Shadows
- 1989 : Steppin' To The Shadows
- 1989 : At Their Very Best
- 1990 : Reflection
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# Posté le mercredi 07 mars 2007 17:45

Modifié le mercredi 07 mars 2007 17:57