Réalisateur : Serge Korber
Scénario : Serge Korber, Jean Vermorel, Michel Audiard, d'après le roman de René Fallet
Dialogues : Michel Audiard
sortie en France : 1967
Acteurs :
- Jean Lefebvre : Goubi
- Bernard Blier : Leon Dessertine
- Dany Carel : Juliette Lafleur
- Robert Dalban : Mr le maire, Patouilloux
- Jean Carmet : Ernest
- André Pousse : taxi
- Paul Preboist : gardien du square
- Lucien Raimbourg : le pere Catolle
- Pierre Richard : policier
Goubi est un bredin, l'idiot du village de Jaligny dans l'Allier. Victimisé par l'ensemble des villageois, il reve d'aller un jour à Paris, et reve d'habiter à la Tour Eiffel.
Un jour, les maraichers du village decident de le saouler pour l'emmener à Paris, et lui faire visiter un peu la capitale. Mais a peine est il arrivé aux Halles, il s'égare et rencontre Leon Dessertine, un grand commercant de viande, qui decide de l'aider comme il aide toujours ses freres de l'Assistance Publique. Goubi fera également la rencontre de La Fleur, une prostituée qui reve de vivre à la campagne, et qui va tomber sous son charme.
Un tres beau film... qui cache une belle morale.
La fin du film est d'une beauté...
- "Monsieur Graffouillères, vous êtes un meneur !... Une grève-surprise ? Bravo... Trente tonnes de barbaque sur le carreau alors qu'on crève de faim à Chandernagor ? Hourra... Monsieur Graffouillères, vous êtes un meneur et vos p'tits camarades des inconscients !... Vous semblez oublier, en effet, mes amis, que vous n'êtes que des salariés, c'est-à-dire les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste ! Des chômeurs en puissance ! Le chômage... Le chômage et son cortège de misères... Y avez-vous pensé ? Finie, la p'tite auto, finies, les vacances au Crotoy, fini l'Tiercé... C'est pourquoi, mes amis, si vous avez des revendications d'salaire à formuler, vous m'adressez une note écrite et j'la fous au panier et on n'en parle plus. Nous sommes bien d'accord ?" (B. Blier)
"- Bientôt tu verras, y'aura plus de fleurs du tout, parce que y'aura plus de terre, rien que du ciment. Plus d'herbage, plus de forêt, rien que des rues. Pourquoi faire des rues puisque y'aura personne dedans, y seront tous devant leur télés."
a voir... une belle morale